1028 shaares
Une étude collective (1) révèle que les femmes mangent en moyenne moins de viande que les hommes et ce depuis… 10 000 ans ! Explications avec l’archéologue et anthropologue Rozenn Colleter.
Despite the attention on Claude Code, in many industries Microsoft Copilot has become the go-to for running a data task or quick analysis with AI.
Which raises the question: how good it is at finding insights in a data file?
To test it out, I asked Copilot to look at differences in how people in US and UK expressed emotions in an Excel dataset that contained thousands of survey responses.
Which raises the question: how good it is at finding insights in a data file?
To test it out, I asked Copilot to look at differences in how people in US and UK expressed emotions in an Excel dataset that contained thousands of survey responses.
Le 14 mai 1941, 3 700 hommes juifs étrangers sont arrêtés à Paris. De cette rafle dite du "billet vert", on ne connaissait qu'une vingtaine d'images. Aujourd'hui, 98 clichés inédits sont exposés pour la première fois au Mémorial de la Shoah. Leur auteur : un photographe nazi, lui-même demi-juif.
Reportage
Présente depuis longtemps dans cette ville frontalière du Mexique et peuplée à 80 % d’Hispaniques, l’agence de contrôle de l’immigration y a récemment intensifié son action et les arrestations. Elle a ouvert un centre de détention de 5 000 places dans la zone militaire voisine.
Présente depuis longtemps dans cette ville frontalière du Mexique et peuplée à 80 % d’Hispaniques, l’agence de contrôle de l’immigration y a récemment intensifié son action et les arrestations. Elle a ouvert un centre de détention de 5 000 places dans la zone militaire voisine.
La métropole aux plus de 20 millions d’habitants s’enfonce rapidement. En cause : le pompage excessif des nappes souterraines et la nature des sols. Une situation à laquelle les autorités tentent de parer.
Non, les IAG ne sont pas un « outil neutre » dont on ferait un simple malheureux usage.
Forty years ago, on April 26 1986, one of the most devastating disasters of our time occurred: the explosion at the Chernobyl nuclear power plant. Chernobyl is famous not only because it directly affected the lives of millions, but also because - according to many historians - it stands as a symbol of the collapse of the Soviet Union: the memento of a dictatorship’s denial, servility, and propaganda, the monument of the system’s corruption.
Sans le logiciel libre et l’open source, l’Intelligence artificielle n’aurait jamais pu connaître un tel essor. Mais où est passée cette culture du partage fondatrice de l’IA ?
La firme Palantir Technologies, qui développe de puissants systèmes d’analyse de données fondés sur l’intelligence artificielle (IA) déjà largement utilisés dans les secteurs de l’administration, de la sécurité et de la défense, a publié il y a une semaine un manifeste en 22 points qui suscite de vives réactions, certains y voyant même un plaidoyer pour une forme de fascisme.
De Paris à Bruxelles en passant par Wiesbaden, en Allemagne, les Européens ont accepté de déléguer des fonctions régaliennes à la firme états-unienne. Non sans être rattrapés par la justice et quelques élus soucieux de ne pas voir la prise de décision dictée par les intérêts d’une puissance étrangère.
Les députés viennent de rendre les Conseils économiques, sociaux et environnementaux régionaux (Ceser) facultatifs. Ces assemblées consultatives, financées par les conseils régionaux, sont jugées « inutiles » et « coûteuses » par l’extrême droite et une partie de la droite. Le président de la Région Bretagne, Loïg Chesnais-Girard, les estime « nécessaires à la démocratie ».
Dans sa chronique, Guillemette Faure met en lumière les transformations invisibles de notre époque. Cette semaine, les parents perturbés face à l’orientation scolaire de leurs enfants à l’heure de l’intelligence artificielle.
Caught between fears of job loss and social stigma, Gen Z’s opinions of AI are hitting new lows.
Companies are monitoring workers not just for productivity but for agreeability.
Aujourd’hui, le Conseil d’État a donné raison à La Quadrature du Net, French Data Network (FDN), Franciliens.net et la Fédération FDN. Il a reconnu que le système de surveillance de la Hadopi (opéré depuis 2021 par l’Arcom) n’est pas compatible avec le respect des droits fondamentaux protégés par l’Union européenne. En conséquence, il a enjoint au gouvernement de procéder à l’abrogation d’une partie d’un décret central de la Hadopi qui organise la riposte graduée. Ce combat contre la Hadopi, que La Quadrature mène depuis les premiers débats législatifs à l’Assemblée en 2009, est emblématique de la vision archaïque qu’ont les différents gouvernements, de gauche comme de droite, sur la question du partage de la culture et de la connaissance en ligne. Il revient désormais au gouvernement d’acter la mort de la Hadopi et, au lieu de tenter de la ressusciter, d’admettre enfin que le partage non-marchand de la culture en ligne ne doit pas être criminalisé.
Plutôt que de voir la baisse des effectifs scolaires d’ici à 2035 comme une occasion de faire des économies, il faut en profiter pour améliorer la qualité et l’équité de l’éducation, suggère l’économiste Pauline Charousset, dans une tribune au « Monde ».
Depuis plusieurs années, les images satellites des conflits inondent les médias et les réseaux sociaux. De plus en plus accessibles au grand public et aux ONG, elles offrent une manière renouvelée d’observer la guerre, remettant en cause l’exclusivité longtemps détenue par les armées en matière de renseignement.
En France métropolitaine et à La Réunion, la moitié de la population a un niveau de vie supérieur à 25 840 euros en 2023 et le taux de pauvreté s’élève à 16,2 % (voir encadré pour les écarts méthodologiques et de résultats entre les sources Filosofi et de l’enquête Revenus fiscaux et sociaux (ERFS)).
Dans quatre départements, le niveau de vie médian dépasse les 28 000 euros (figure 1a), à savoir les Hauts-de-Seine (33 790 euros), Paris (33 650 euros), la Haute-Savoie (32 180 euros) et les Yvelines (31 520 euros).
Dans quatre départements, le niveau de vie médian dépasse les 28 000 euros (figure 1a), à savoir les Hauts-de-Seine (33 790 euros), Paris (33 650 euros), la Haute-Savoie (32 180 euros) et les Yvelines (31 520 euros).
Auteur d’un essai publié au Seuil le 7 mai, « Israël. Une course vers l’abîme », l’historien israélien, spécialiste de la Shoah, revient, dans un entretien au « Monde », sur le déni des crimes commis dans la bande de Gaza, et réfléchit à des pistes de résolution politique pour l’avenir.
Max Rousseau, géographe et professeur d’études urbaines à l’université de Lyon, analyse ce phénomène qui fait de l’alimentation un marqueur social exacerbant les inégalités.
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Le Télégramme (Bretagne)
samedi 9 mai 2026 567 mots, p. AURAY3
France
Max Rousseau Géographe et professeur d’études urbaines à l’université de Lyon
Propos recueillis par P. C.
Propos recueillis par P. C.
page auray3
La mairie de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) s’oppose à l’homogénéisation des commerces. Quelles sont les racines de ce phénomène ?
Les grands magasins apparaissent à la fin du XIX e siècle, à la fin du Second Empire, dans un contexte de restructuration très forte du tissu urbain. Haussmann détruit les quartiers ouvriers. C’est la première forme de gentrification politique en Europe. On est alors dans un contexte révolutionnaire, marqué par des émeutes récurrentes et une volonté de contrôle de l’espace public. Ces premiers commerces d’envergure sont desservis par les grands boulevards. La ville moderne naît à ce moment-là. Après la guerre 39-45, la forte hausse de la production débouche sur la grande distribution. Puis vient l’ouverture des marchés et la globalisation, qui conduisent à la création de multinationales. Cela produit un nivellement par le bas des prix. À partir des années 1980, avec la compression des salaires, les coûts baissent dans de nombreux secteurs. On le voit aujourd’hui avec Shein ou Temu, mais cela a commencé bien avant. L’homogénéisation vient surtout des multinationales et de la globalisation : Burger King, McDonald’s, etc.
Pensez-vous donc que le maire de Saint-Ouen se trompe de cible en voulant déclarer la guerre à l’enseigne Master Poulet ?
Oui car il déplace le problème. C’est assez surprenant, d’autant que l’entrepreneur vient de la banlieue parisienne. Au contraire, il devrait être content qu’il y ait une offre locale. Les produits de Master Poulet sont globalement moins mauvais car moins transformés. Leur poulet n’en reste pas moins de mauvaise qualité, souvent importé de Pologne. Or, la consommation de poulet explose avec l’urbanisation, partout dans le monde, parce que c’est l’une des protéines les moins chères du marché. La gentrification crée un nouveau conflit autour de l’alimentation, devenue un facteur de distinction sociale. La vraie question est celle des inégalités de santé. On est contents d’avoir, à Saint-Ouen, les travailleurs précaires qui font tourner Paris mais il faut aussi les nourrir de manière accessible et qualitative.
Peut-on bien manger dans des centres urbains en étant issus des classes les moins favorisées ?
Ce ne sera pas forcément avec une qualité moindre car certaines innovations technologiques permettent aussi de réduire les coûts. Mais, en général, cela suppose une intensification du travail ailleurs. Si les gens peuvent manger pour pas cher à Saint-Ouen, c’est aussi parce qu’il y a des travailleurs exploités en Pologne, qu’on ne voit pas. Cela montre aussi notre habitude de l’abondance, qui est au cœur de la promesse de la modernité. Mais à quel prix ? Au fond, c’est une question de lutte des classes, un moteur du jeu politique depuis toujours. Ce qui est intéressant ici, c’est le clivage au sein même de la gauche. À Saint-Ouen, on a, d’un côté, une classe moyenne diplômée, et, de l’autre, des classes populaires, avec, en plus, une dimension ethnique qui se superpose. D’un côté, une stratégie multiculturelle portée par LFI. De l’autre, Bouamrane qui semble davantage se rapprocher du Printemps républicain.
Illustration(s) :
« La gentrification crée un nouveau conflit autour de l’alimentation, devenue un facteur de distinction sociale », souligne Max Rousseau, géographe et professeur d’études urbaines à l’université de Lyon.
. Photo Max Rousseau
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Le Télégramme (Bretagne)
samedi 9 mai 2026 567 mots, p. AURAY3
France
Max Rousseau Géographe et professeur d’études urbaines à l’université de Lyon
Propos recueillis par P. C.
Propos recueillis par P. C.
page auray3
La mairie de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) s’oppose à l’homogénéisation des commerces. Quelles sont les racines de ce phénomène ?
Les grands magasins apparaissent à la fin du XIX e siècle, à la fin du Second Empire, dans un contexte de restructuration très forte du tissu urbain. Haussmann détruit les quartiers ouvriers. C’est la première forme de gentrification politique en Europe. On est alors dans un contexte révolutionnaire, marqué par des émeutes récurrentes et une volonté de contrôle de l’espace public. Ces premiers commerces d’envergure sont desservis par les grands boulevards. La ville moderne naît à ce moment-là. Après la guerre 39-45, la forte hausse de la production débouche sur la grande distribution. Puis vient l’ouverture des marchés et la globalisation, qui conduisent à la création de multinationales. Cela produit un nivellement par le bas des prix. À partir des années 1980, avec la compression des salaires, les coûts baissent dans de nombreux secteurs. On le voit aujourd’hui avec Shein ou Temu, mais cela a commencé bien avant. L’homogénéisation vient surtout des multinationales et de la globalisation : Burger King, McDonald’s, etc.
Pensez-vous donc que le maire de Saint-Ouen se trompe de cible en voulant déclarer la guerre à l’enseigne Master Poulet ?
Oui car il déplace le problème. C’est assez surprenant, d’autant que l’entrepreneur vient de la banlieue parisienne. Au contraire, il devrait être content qu’il y ait une offre locale. Les produits de Master Poulet sont globalement moins mauvais car moins transformés. Leur poulet n’en reste pas moins de mauvaise qualité, souvent importé de Pologne. Or, la consommation de poulet explose avec l’urbanisation, partout dans le monde, parce que c’est l’une des protéines les moins chères du marché. La gentrification crée un nouveau conflit autour de l’alimentation, devenue un facteur de distinction sociale. La vraie question est celle des inégalités de santé. On est contents d’avoir, à Saint-Ouen, les travailleurs précaires qui font tourner Paris mais il faut aussi les nourrir de manière accessible et qualitative.
Peut-on bien manger dans des centres urbains en étant issus des classes les moins favorisées ?
Ce ne sera pas forcément avec une qualité moindre car certaines innovations technologiques permettent aussi de réduire les coûts. Mais, en général, cela suppose une intensification du travail ailleurs. Si les gens peuvent manger pour pas cher à Saint-Ouen, c’est aussi parce qu’il y a des travailleurs exploités en Pologne, qu’on ne voit pas. Cela montre aussi notre habitude de l’abondance, qui est au cœur de la promesse de la modernité. Mais à quel prix ? Au fond, c’est une question de lutte des classes, un moteur du jeu politique depuis toujours. Ce qui est intéressant ici, c’est le clivage au sein même de la gauche. À Saint-Ouen, on a, d’un côté, une classe moyenne diplômée, et, de l’autre, des classes populaires, avec, en plus, une dimension ethnique qui se superpose. D’un côté, une stratégie multiculturelle portée par LFI. De l’autre, Bouamrane qui semble davantage se rapprocher du Printemps républicain.
Illustration(s) :
« La gentrification crée un nouveau conflit autour de l’alimentation, devenue un facteur de distinction sociale », souligne Max Rousseau, géographe et professeur d’études urbaines à l’université de Lyon.
. Photo Max Rousseau