955 shaares
Des bains, un marché, un temple et même un important réseau de canalisations d'eau... Pour la première fois, des chercheurs ont cartographié avec précision une ancienne cité romaine sans déplacer la moindre pierre.
Lorsqu’en octobre 2003, l’historien de l’Antiquité tardive Marc Heijmans aperçoit les contours d’une énorme abside qui émerge d’un sondage archéologique effectué avant un chantier de construction, au centre-ville d’Arles (Bouches-du-Rhône), il comprend vite qu’il s’agit d’un monument majeur : une église, aménagée au début du VIe siècle. Longue de 60 mètres, elle est plus vaste que celles – rares – déjà retrouvées en Occident et datant de cette période où les royaumes barbares remplacèrent l’Empire romain.
L’une des découvertes archéologiques françaises les plus mythiques est celle de la « Dame de Vix ». Cette princesse gauloise de la fin du VIe siècle avant J.-C. a été enterrée somptueusement au pied du mont Lassois, d’où sa famille contrôlait la région (autour de Châtillon-sur-Seine, Côte-d’Or). Mise au jour en 1953, sa tombe a livré des bijoux en or, les vestiges d’un char et un gigantesque vase grec en bronze de 1,63 m de haut, entouré de vaisselle raffinée pour des libations rituelles…
Les mesures prises par les pouvoirs publics en Europe ont permis un net recul de l’épidémie de Covid-19, mais la maladie n’a pas encore cessé de circuler et il y a un grand risque de résurgence cet hiver, prévient l’épidémiologiste Antoine Flahault.
L’immeuble de Paris au XIXe siècle
IBM will no longer offer general purpose facial recognition or analysis software, IBM CEO Arvind Krishna said in a letter to Congress today. The company will also no longer develop or research the technology, IBM tells The Verge. Krishna addressed the letter to Sens. Cory Booker (D-NJ) and Kamala Harris (D-CA) and Reps. Karen Bass (D-CA), Hakeem Jeffries (D-NY), and Jerrold Nadler (D-NY).
Après vingt-cinq plaintes reçues en 2018, le gendarme des données personnelles a constaté plusieurs manquements dans plusieurs écoles françaises, où élèves et enseignants sont parfois filmés en continu.
Comment les autrices.teurs se servent-ils de la SF pour dénoncer le patriarcat ? Qu’est-ce que le manifeste cyborg ? Comment la métaphore de la cyborg permet-elle la critique des catégorisations de nature et de genre et le développement du SF post-genre ? Quelle est la place des femmes dans la SF ?
Ce texte de cadrage de notre dossier a l'ambition de tracer un portrait géographique de l'Asie du Sud-Est. Il s'agit moins de gommer la grande diversité de cette partie du monde (culturelle, économique, démographique, sociale, politique...), que de chercher des traits communs qui contribuent à la caractériser, à l'aide d'exemples pris à différentes échelles, du national au local.
Sommaire
1. Une région carrefour marquée par la diversité
2. Une région d’économie extravertie, en cours d’urbanisation
3. Des configurations centre-périphérie bousculées par les dynamiques transnationales
Sommaire
1. Une région carrefour marquée par la diversité
2. Une région d’économie extravertie, en cours d’urbanisation
3. Des configurations centre-périphérie bousculées par les dynamiques transnationales
Les vidéos de violences policières commises contre des Afro-Américains ont plusieurs fois mobilisé l’opinion, sans pour autant permettre la condamnation de leurs auteurs, relève l’historien Christian Delage.
Le 6 novembre 1962, Richard Nixon annonce son retrait de la vie politique américaine. Distancé deux ans plus tôt d’une poignée de voix dans la course à la Maison Blanche, il vient d’être battu par le démocrate Edmund G. (« Pat ») Brown lors de l’élection au poste de gouverneur de Californie. En 1964, un autre républicain, Barry Goldwater, est balayé, cette fois, par Lyndon Johnson, élu président des Etats-Unis avec 61 % des suffrages. En matière de droits civiques et de lutte contre les inégalités, Johnson marquera l’histoire de son pays. Il saura répondre favorablement à la pression du mouvement des droits civiques et des milliers de militants de gauche, souvent jeunes et blancs, partis dans le Sud aider les partisans de Martin Luther King. La ségrégation institutionnelle est démantelée, la « guerre contre la pauvreté » lancée, le progressisme paraît installé pour une génération.
Dans un rapport inédit, le défenseur des droits Jacques Toubon questionne la prétendue neutralité des algorithmes et craint "l'automatisation des discriminations". Selon l'ancien garde des Sceaux, "l'affaire du Covid-19 donne une actualité à ces questions".
Annabelle Allouch, maîtresse de conférences en sociologie, constate que le choix du contrôle continu pour le bac 2020 anticipe les modalités de passation du nouveau bac.
Annabelle Allouch est maîtresse de conférences en sociologie à l’université de Picardie Jules-Verne et auteure de La Société du concours. L’empire des classements scolaires (Seuil, 2017). Elle analyse l’impact de la crise sanitaire liée à l’épidémie de Covid-19 pour les lycéens de terminale qui ne passeront pas les traditionnelles épreuves du bac en juin.
Annabelle Allouch est maîtresse de conférences en sociologie à l’université de Picardie Jules-Verne et auteure de La Société du concours. L’empire des classements scolaires (Seuil, 2017). Elle analyse l’impact de la crise sanitaire liée à l’épidémie de Covid-19 pour les lycéens de terminale qui ne passeront pas les traditionnelles épreuves du bac en juin.
Le rideau du déconfinement se lève lentement sur le fameux monde d’après dont on nous rebat les oreilles depuis deux mois et à quoi ressemble-t-il ? Discussion et débat autour de la nouvelle application lancée par le gouvernement : StopCovid.
On l’a déjà dit dans cette émission, l’un des changements culturels majeurs les plus profonds est aussi l’un de ceux dont on mesure le moins les effets : le poids renforcé des nouvelles technologies dans la vie des individus. Aux Etats-Unis, ce rôle accru survient à un moment charnière, où Donald Trump empêtré dans une crise politique sans précédent menace de se retourner contre les réseaux sociaux qui ont aidé à le faire élire.
En France, pour l’instant, qu’elle devienne populaire ou non, la nouvelle application StopCovid, disponible depuis cette semaine, en est le symbole le plus évident du changement de monde pour l’instant. Pour la première fois dans l’histoire, ceux qui téléchargent cette application sur leurs smartphones font le choix d’interagir en direct avec un service gouvernemental au sujet de leur santé sans savoir à qui il s’adresse ni ce qui est fait des informations qu’il transmet. Le mois dernier, plusieurs tribunes et pétitions ont réclamé, sans succès, l’abandon de cette expérience ou réclamé des garanties. Ont-elles été suivies d’effet ? Plus largement, comment se transforment, sous nos yeux, les relations entre géants de l’informatique, individus et états dans le monde post-pandémie ?
Marc Weitzmann en débat avec Miguel Benasayag, philosophe et psychanalyste, chercheur en épistémologie, auteur récemment de la tyrannie des algorithmes (Textuel, 2019), Lucien Castex, membre du Conseil d'Administration de l'Internet Society France et chercheur à l'université Sorbonne Nouvelle, membre de la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH), et Adrienne Brotons, conseillère économie et numérique de l’Elysée entre 2015 et 2017, membre de la Fondation Jean Jaurès.
On l’a déjà dit dans cette émission, l’un des changements culturels majeurs les plus profonds est aussi l’un de ceux dont on mesure le moins les effets : le poids renforcé des nouvelles technologies dans la vie des individus. Aux Etats-Unis, ce rôle accru survient à un moment charnière, où Donald Trump empêtré dans une crise politique sans précédent menace de se retourner contre les réseaux sociaux qui ont aidé à le faire élire.
En France, pour l’instant, qu’elle devienne populaire ou non, la nouvelle application StopCovid, disponible depuis cette semaine, en est le symbole le plus évident du changement de monde pour l’instant. Pour la première fois dans l’histoire, ceux qui téléchargent cette application sur leurs smartphones font le choix d’interagir en direct avec un service gouvernemental au sujet de leur santé sans savoir à qui il s’adresse ni ce qui est fait des informations qu’il transmet. Le mois dernier, plusieurs tribunes et pétitions ont réclamé, sans succès, l’abandon de cette expérience ou réclamé des garanties. Ont-elles été suivies d’effet ? Plus largement, comment se transforment, sous nos yeux, les relations entre géants de l’informatique, individus et états dans le monde post-pandémie ?
Marc Weitzmann en débat avec Miguel Benasayag, philosophe et psychanalyste, chercheur en épistémologie, auteur récemment de la tyrannie des algorithmes (Textuel, 2019), Lucien Castex, membre du Conseil d'Administration de l'Internet Society France et chercheur à l'université Sorbonne Nouvelle, membre de la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH), et Adrienne Brotons, conseillère économie et numérique de l’Elysée entre 2015 et 2017, membre de la Fondation Jean Jaurès.
La disparation de l'école publique est proprement impensable pour beaucoup. Des intérêts économiques et politiques œuvrent pourtant à une marchandisation généralisée du système éducatif, et la crise sanitaire leur offre un véritable levier pour accélérer ce processus. Club Médiapart
Le projet de traçage socialement « acceptable » à l’aide des smartphones dit StopCovid, dont le lancement était initialement prévu pour le 2 juin, a focalisé l’intérêt de tous. Apple et Google se réjouissaient déjà de la mise en place d’un protocole API (interface de programmation d’application) qui serait commun pour de nombreux pays et qui confirmerait ainsi leur monopole.
Mais la forte controverse qu’a suscitée le projet en France, cumulée au fait que l’Allemagne s’en est retirée et à l’échec constaté de l’application à Singapour, où seulement 20 % des utilisateurs s’en servent, annoncent l’abandon prochain de StopCovid.
Mais la forte controverse qu’a suscitée le projet en France, cumulée au fait que l’Allemagne s’en est retirée et à l’échec constaté de l’application à Singapour, où seulement 20 % des utilisateurs s’en servent, annoncent l’abandon prochain de StopCovid.
En Europe, les frontières rouvrent en ordre dispersé, avec souvent le 15 juin pour date butoir. Alors que la Covid-19 a atteint plus de 150 pays, la géographe Anne-Laure Amilhat-Szary analyse les nouveaux enjeux autour de ces séparations, nationales mais aussi continentales ou sanitaires.
L’invité : David Serfass, maître de conférences en histoire de la Chine et de l’Asie orientale contemporaine à l’Inalco et chercheur à l’IFRAE (Institut français de recherche sur l’Asie de l’Est).
Davantage de directeurs que de traders et de footballeurs
Emmanuel Berger, Odran Bonnet (département de l’Emploi et des revenus d’activité, Insee)
En 2017, 1 % des salariés du secteur privé perçoivent plus de 8 680 euros nets par mois en équivalent temps plein. Cela correspond à 7,5 fois le Smic. Ce top 1 %, qui comprend 163 000 salariés, ne forme pas un ensemble homogène de professions et présente de fortes disparités de rémunérations. Tout en haut de l’échelle salariale, les 1 000 salariés les mieux rémunérés perçoivent notamment plus de 89 530 euros nets par mois.
Majoritairement des hommes de plus de 50 ans et très souvent travaillant à Paris ou dans les Hauts-de-Seine, les salariés du top 1 % occupent principalement des postes de direction ou de cadres dans les entreprises et les banques. Tout en haut de l’échelle salariale, dans le top 1 000, la part des dirigeants salariés, des cadres d’état-major des grandes entreprises et des cadres du secteur financier s’accroît encore au détriment de celle des autres cadres ; celle des sportifs professionnels devient significative.
En 2017, les salariés du top 1 % détiennent 8,0 % de la masse salariale du secteur privé. Cette part augmente depuis la fin des années 1990, surtout tirée par les plus hautes rémunérations. Sur la période, cette hausse a été momentanément interrompue par la crise de 2008-2009.
En 2017, 1 % de l’ensemble des personnes en emploi (salariés du privé et du public ainsi que non-salariés) perçoivent un revenu d’activité mensuel moyen supérieur à 9 490 euros. Parmi eux, 42 % sont non-salariés, principalement médecins libéraux ou avocats.
Emmanuel Berger, Odran Bonnet (département de l’Emploi et des revenus d’activité, Insee)
En 2017, 1 % des salariés du secteur privé perçoivent plus de 8 680 euros nets par mois en équivalent temps plein. Cela correspond à 7,5 fois le Smic. Ce top 1 %, qui comprend 163 000 salariés, ne forme pas un ensemble homogène de professions et présente de fortes disparités de rémunérations. Tout en haut de l’échelle salariale, les 1 000 salariés les mieux rémunérés perçoivent notamment plus de 89 530 euros nets par mois.
Majoritairement des hommes de plus de 50 ans et très souvent travaillant à Paris ou dans les Hauts-de-Seine, les salariés du top 1 % occupent principalement des postes de direction ou de cadres dans les entreprises et les banques. Tout en haut de l’échelle salariale, dans le top 1 000, la part des dirigeants salariés, des cadres d’état-major des grandes entreprises et des cadres du secteur financier s’accroît encore au détriment de celle des autres cadres ; celle des sportifs professionnels devient significative.
En 2017, les salariés du top 1 % détiennent 8,0 % de la masse salariale du secteur privé. Cette part augmente depuis la fin des années 1990, surtout tirée par les plus hautes rémunérations. Sur la période, cette hausse a été momentanément interrompue par la crise de 2008-2009.
En 2017, 1 % de l’ensemble des personnes en emploi (salariés du privé et du public ainsi que non-salariés) perçoivent un revenu d’activité mensuel moyen supérieur à 9 490 euros. Parmi eux, 42 % sont non-salariés, principalement médecins libéraux ou avocats.
A travers les maires historiques de grandes villes françaises, les réalités diverses du mandat municipal et les rôles particuliers que la fonction d’édile permet de jouer, dans un contexte mouvant.
Les enquêtes d'opinion réalisées dans les premières semaines du confinement en France indiquent un regain de confiance dans les autorités étatiques: les cotes de confiance du président de la République (PR) et du Premier ministre (PM) ont augmenté de 4 points par rapport à la période précédente, conformément à ce que l'on attend dans les cas de crise nationale. Ainsi cette augmentation de la confiance avait fait un bond de 8 points dans le sillage des attentats qui avaient frappé la capitale au début de l'année 2015.
Il est cependant intéressant de mettre en perspective cette hausse, et notamment de la comparer avec les taux de confiance accordée à d'autres chef·fes d'État et de gouvernement, dans le temps et dans l'espace. En Allemagne par exemple, Angela Merkel est actuellement approuvée dans son action par 60% des personnes sondées, ce qui représente une hausse de 11 points par rapport à l'avant-crise.
Alors pourquoi une hausse finalement assez modeste en 2020 en France? Tout d'abord, on peut noter que lorsque la crise sanitaire commence, le gouvernement français est encore aux prises avec les mobilisations sociales, et notamment celles suscitées par les «gilets jaunes». Néanmoins, un premier regard sur les discours du président de la République consacrés à la gestion de la crise du Covid-19 depuis la mi-mars 2020 permet d'ouvrir quelques pistes de réflexion.
Il est cependant intéressant de mettre en perspective cette hausse, et notamment de la comparer avec les taux de confiance accordée à d'autres chef·fes d'État et de gouvernement, dans le temps et dans l'espace. En Allemagne par exemple, Angela Merkel est actuellement approuvée dans son action par 60% des personnes sondées, ce qui représente une hausse de 11 points par rapport à l'avant-crise.
Alors pourquoi une hausse finalement assez modeste en 2020 en France? Tout d'abord, on peut noter que lorsque la crise sanitaire commence, le gouvernement français est encore aux prises avec les mobilisations sociales, et notamment celles suscitées par les «gilets jaunes». Néanmoins, un premier regard sur les discours du président de la République consacrés à la gestion de la crise du Covid-19 depuis la mi-mars 2020 permet d'ouvrir quelques pistes de réflexion.
Pour la première fois, le 26 mai, Twitter a décidé de signaler plusieurs tweets de Donald Trump en leur apposant un signe d’avertissement et un lien vers des informations vérifiées. Le 29 mai, un autre tweet du Président a été masqué derrière un avertissement signalant que le tweet incite à la violence, en contrariété avec les règles de Twitter. La démarche de Twitter intervient dans des circonstances bien particulières, qui ont provoqué un débat intense aux Etats-Unis, comme souvent à propos de l’activité du Président sur Twitter.
L'Assemblée nationale doit donner son avis, le 27 mai 2020, sur l'application de traçage de contact StopCovid. Après de nombreux questionnements sur son utilité, nous avons cherché à trouver des exemples de cas pour lesquels elle aurait une efficacité, c'est-à-dire qu'elle permettra bien d'alerter une personne ayant croisé un malade. Nous en avons trouvé un.
Rubique Stop Covid
Alors que le débat promet d'être clivant à l'Assemblée, le succès du dispositif reposera sur l'adhésion des Français, qui est loin d'être acquise.
La pandémie de Covid-19 qui s’est propagée depuis la Chine au reste du monde au cours de l’hiver 2020 a particulièrement touché l’Europe occidentale qui, le 21 mai 2020, concentrait plus d’un million de cas (1 320 000), soit 26 % des cas recensés dans le monde. Le plus frappant peut-être est l’importance de la mortalité en Europe occidentale, puisque ces pays déploraient le 21 mai plus de 157 000 décès, soit 48 % du total mondial. Si la France et l’Allemagne affichaient à peu près le même nombre de cas (environ 180 000), elles se différenciaient fortement par la mortalité : 28 135 décès liés au Covid-19, soit 431/million d’habitants en France, contre 8 144 décès, soit 97/million d’habitants en Allemagne.
Une approche géographique de la pandémie de coronavirus démontre que la mondialisation n’est pas réductible à la seule échelle mondiale. Elle se déploie au contraire de façon différenciée à toutes les échelles. La crise, en jetant à terre des pans entiers de l'économie mondiale (tourisme, transport, matières premières...), aura des conséquences sociales considérables face auxquelles les réponses des États et des territoires seront décisives.
En partant de la liste de personnes « indispensables à la continuité de la nation », établie par les autorités en charge en Seine-et-Marne, l’économiste Philippe Askenazy démontre les biais discriminatoires inacceptables au nom de l’intérêt collectif, dans sa chronique au « Monde »
Reportage. En Centrafrique, l’immense réserve naturelle de Chinko est protégée par une ONG sud-africaine qui, face aux bergers nomades, braconniers, mercenaires et miliciens lourdement armés sévissant dans la région, s’impose par des méthodes musclées.
Le géo-anthropologue Damien Deville étudie l’écologie relationnelle, défendant la diversité de la nature comme des cultures, et la pluralité des identités. À l’image du classique sénégalais que ce Burkinabé d’adoption revisite en plat végétarien.
En deux fois quatre-vingt-dix minutes, Don Kent revient de manière subtile et personnelle sur le phénomène que fut à travers le monde l’année 1968, ce qui la précéda et lui succéda.
La figure du souverain, essentielle à l’autonomie fondationnelle de nos communautés politiques nationales, semble échapper au champ de vision des citoyens, voire se dissoudre dans un magma réglementaire et procédural. Qui est souverain en Europe ? Et, si souverain il y a, l’est-il pleinement ?
Au travers de ce court essai, nous nous efforcerons de mettre au jour les différentes facettes de ce phénomène de dissipation du principe de souveraineté, d’en relever les lignes de faille qu’il dessine au sein du système juridico-politique européen, d’enregistrer la pulsation fébrile d’une ontologie qui n’accepte aucune réplication à l’échelle, aucune démultiplication. L’éclat de la souveraineté aveugle ses adorateurs comme ses contempteurs, ceux qui clament son rapatriement comme ceux qui agitent les faux-semblants de la souveraineté européenne. La quête du souverain défait inéluctablement les aventureux et les ambitieux, le politique comme le théoricien. Car sa géométrie est implacable, elle ramène toute échappée à son absoluité, à ce que veut dire avoir le dernier mot. Posséder de son regard l’entièreté des choses – et n’avoir personne dans son dos.
Nous distinguerons ensuite dans le trouble des eaux mêlées européennes le courant qui remonte à la source du demos du courant qui descend vers les rives du kratos. Si la question du demos européen, de l’identité de l’unité politique première, résonne avec le principe de souveraineté et sa géométrie exclusive, la question du kratos, de l’agir collectif, ouvre sur la démocratie européenne et ses possibles inclusifs.
Au travers de ce court essai, nous nous efforcerons de mettre au jour les différentes facettes de ce phénomène de dissipation du principe de souveraineté, d’en relever les lignes de faille qu’il dessine au sein du système juridico-politique européen, d’enregistrer la pulsation fébrile d’une ontologie qui n’accepte aucune réplication à l’échelle, aucune démultiplication. L’éclat de la souveraineté aveugle ses adorateurs comme ses contempteurs, ceux qui clament son rapatriement comme ceux qui agitent les faux-semblants de la souveraineté européenne. La quête du souverain défait inéluctablement les aventureux et les ambitieux, le politique comme le théoricien. Car sa géométrie est implacable, elle ramène toute échappée à son absoluité, à ce que veut dire avoir le dernier mot. Posséder de son regard l’entièreté des choses – et n’avoir personne dans son dos.
Nous distinguerons ensuite dans le trouble des eaux mêlées européennes le courant qui remonte à la source du demos du courant qui descend vers les rives du kratos. Si la question du demos européen, de l’identité de l’unité politique première, résonne avec le principe de souveraineté et sa géométrie exclusive, la question du kratos, de l’agir collectif, ouvre sur la démocratie européenne et ses possibles inclusifs.
Alors que la crise sanitaire est un phénomène qui touche l’ensemble de la planète, l’anthropologue pointe, dans un entretien au « Monde », la myopie des médias et des politiques qui ont focalisé leur attention sur notre relation à la pandémie.
Une étude britannique montre que la surmortalité liée au Covid-19 touche d’abord les travailleurs des soins à la personne, du transport et de la vente, relate la sociologue dans sa chronique au « Monde ».
L'accident de Tchernobyl et la panique mondiale qu'il a engendrée peuvent-ils nous apprendre quelque chose à l'époque du coronavirus ?
Selon Galia Ackerman et Frédérick Lemarchand, les points communs dans nos attitudes par rapport à ces deux événements sont troublants. Ils mettent en évidence une carence : qu'il s'agisse d'une épidémie ou d'un accident nucléaire, nous ne sommes pas éduqués aux catastrophes.
Selon Galia Ackerman et Frédérick Lemarchand, les points communs dans nos attitudes par rapport à ces deux événements sont troublants. Ils mettent en évidence une carence : qu'il s'agisse d'une épidémie ou d'un accident nucléaire, nous ne sommes pas éduqués aux catastrophes.
L’Observatoire Géopolitique du Covid-19
Les réponses à la pandémie sont nationales, l’effet hobbesien du virus sur les populations est évident, mais l’essence des transformations qu’il provoque doit être comprise à l’échelle pertinente.
Le Groupe d’études géopolitiques lance le premier Observatoire géopolitique du Coronavirus en langue française.
À côté de la mise à jour quotidienne des données nécessaires à comprendre l’évolution de l’épidémie, l’Observatoire publiera chaque jour des analyses, des pièces de doctrines, des entretiens ou des rapports opérationnels signés par des personnalités scientifiques, politiques et intellectuelles pour accompagner la décision et préparer, pendant la crise, le monde qui viendra après.
Les réponses à la pandémie sont nationales, l’effet hobbesien du virus sur les populations est évident, mais l’essence des transformations qu’il provoque doit être comprise à l’échelle pertinente.
Le Groupe d’études géopolitiques lance le premier Observatoire géopolitique du Coronavirus en langue française.
À côté de la mise à jour quotidienne des données nécessaires à comprendre l’évolution de l’épidémie, l’Observatoire publiera chaque jour des analyses, des pièces de doctrines, des entretiens ou des rapports opérationnels signés par des personnalités scientifiques, politiques et intellectuelles pour accompagner la décision et préparer, pendant la crise, le monde qui viendra après.
Nous vivons à l’école comme ailleurs une situation de profonde discontinuité. Nos dirigeants politiques et économiques refusent d’en prendre acte, préférant accélérer le cours mortifère de leurs politiques. Il est urgent de ralentir pour enfin prendre le temps de penser les ruptures nécessaires.
Depuis 1977, à raison de 13 000 personnes par représentation, des centaines de milliers de citoyens ont pu assister à la grandiose reconstitution du passé de la Vendée, mise en scène par M. Philippe de Villiers, dans son fief du Puy du Fou. Plus qu’un Son et lumière d’ampleur exceptionnelle qui mobilise toute une région dans une étonnante aventure collective, l’entreprise représente une formidable révision de l’histoire de la Révolution. Ce spectacle propose une vision passéiste du monde et une mémoire qui est loin d’être innocente.
Autrefois « champion des émergents », le pays voit son processus démocratique se dégradrer, et se retrouve même en danger depuis l’élection du président d’extrême droite Jair Bolsonaro, en 2019, estime le politologue.
Ses images sont gravées dans notre mémoire collective, et pourtant, Bruno Braquehais est méconnu du grand public. Ce photographe dieppois, sourd muet, a réalisé cent quarante clichés sur l'épisode insurrectionnel de la commune en 1871. Vingt-huit d'entre eux, issus des collections du Musée de Seine-Saint-Denis.
Le confinement a obligé environ un quart des salariés à travailler de chez eux. Cela a aussi joué un rôle d’accélérateur dans des entreprises jusque-là réticentes. Le télétravail pourrait-il à l'avenir participer à un nouvel aménagement du territoire ?
Depuis le début de l’épidémie, à l’aide des données remontées par l’état civil, l’Insee observe une surmortalité, notamment dans les zones les plus touchées par le Covid-19 et parmi les plus âgés.
Derrière son ambiance bon enfant, le parc de loisirs n'hésite pas à instrumentaliser l'histoire française à des fins politiques.
Un groupe de chasseurs était-il parti en quête de nourriture il y a plus de 10.000 ans ? Des empreintes de pas fossilisées retrouvées en Afrique de l’Est offrent un rare instantané de vie à la fin du pléistocène supérieur.
ViveLaFranceLa loi renseignement, adoptée dans la foulée des révélations Snowden sur la « surveillance de masse« , a été présentée par ses opposants comme permettant « une interception de l’ensemble des données des citoyens français en temps réel sur Internet« . La DGSE espionne-t-elle tous les Français ? En a-t-elle le droit, les moyens techniques, et financiers ? #Oupas…? [tl;dr : non]
Recension. Afin d’améliorer la sécurité des communes, les élus français multiplient l’installation de vidéos de surveillance dans les rues. Cela laisse supposer qu’elles sont un moyen efficace pour lutter contre les infractions et la délinquance. Or, quand on regarde le nombre d’enquêtes qui ont été résolues grâce à la vidéo de surveillance, on constate que celui-ci est extrêmement bas. Dans ce cas, pourquoi les communes de France continuent-elles d’investir des sommes importantes dans ce moyen de surveillance qui semble ne pas être aussi efficace que ce qu’affirme le personnel politique ? Voici le questionnement auquel cherche à répondre Laurent Mucchielli dans son ouvrage Vous êtes filmés ! Enquête sur le bluff de la vidéosurveillance. Afin de mieux comprendre les enjeux de la vidéosurveillance, le sociologue a tout d’abord recours à des données historiques, juridiques et administratives. Il s’appuie également sur l’enquête de terrain effectuée avec son équipe qui est plus amplement détaillée et analysée dans la seconde partie de l’ouvrage.
Le sociologue Laurent Mucchielli mène sa propre enquête depuis fin mars sur la gestion française de la crise du Covid-19. Alors que l’application StopCovid doit être débattue à l’Assemblée nationale le 27 mai, et que les autorités sont de plus en plus critiquées, nous avons interrogé cet expert des questions de sécurité directeur de recherches au CNRS (Laboratoire méditerranéen de sociologie, Aix-Marseille Université). Entretien sans détour avec Laurent Mucchielli, qui nous livre ses premières investigations.
Avec le confinement qu’elle entraîne et ses retombées économiques, la crise du coronavirus révèle avec acuité ce besoin impérieux que nombre d’entre nous avions quelque peu sous-estimé : se nourrir. Quotidiennement et plusieurs fois par jour. A travers cette revue presse, nous nous sommes déjà penché.es sur le défi qu’elle représente pour les filières alimentaires. Désireux.ses d’instruire et d’interroger cette situation inédite, tournons-nous vers l’éclairage des temps longs, celui de l’histoire. Qu’est-ce qui fait la singularité de la crise du coronavirus, pour nous, mangeurs et mangeuses du monde occidental ? L’historien et spécialiste des consommations alimentaires, Martin Bruegel, répond à nos questions. Directeur de recherches au Centre Maurice Halbwachs, il a notamment publié « Profusion et pénurie : les hommes face à leurs besoins alimentaires » (2009, Presses Universitaires de Rennes) ; un ouvrage retraçant les réponses qu’ont apportées différentes sociétés au problème de l’approvisionnement alimentaire.
En Europe du moins, elles n’avaient disparu que dans nos esprits, déconsidérées, synonymes de pensées bornées, de sociétés fermées. Il aura fallu pas moins d’une pandémie pour que les frontières soient plus que de simples lignes en pointillé et qu’on en redécouvre entre autres le rôle protecteur, tant pour la santé physique que mentale. Il était temps, peut-être. Car pour Michel Foucher , à force de prôner l’ouverture tous azimuts et de vouloir dépasser les limites, c’est à un retour du refoulé que nous assistions ici et là à travers l’érection de murs. Un grand entretien avec cet éminent géographe, diplomate et essayiste, qui apporte un éclairage inédit sur la nouvelle cartographie qu’écrit le Covid-19.
Michel Foucher est titulaire de la chaire de géopolitique appliquée au Collège d’études mondiales (FMSH) depuis 2013. Parmi ses derniers ouvrages, Les frontières, Editions du CNRS, Documentation photographique, février 2020 ; l’Atlas des mondes francophones, éditions Marie B, Lignes de repères ; et Le retour des frontières, CNRS éditions, juin 2016, en cours de réédition.
Michel Foucher est titulaire de la chaire de géopolitique appliquée au Collège d’études mondiales (FMSH) depuis 2013. Parmi ses derniers ouvrages, Les frontières, Editions du CNRS, Documentation photographique, février 2020 ; l’Atlas des mondes francophones, éditions Marie B, Lignes de repères ; et Le retour des frontières, CNRS éditions, juin 2016, en cours de réédition.
Les technologies de l'information et de la communication ont créé un « monde virtuel » qui repose en fait sur des matérialités tangibles obéissant aux contraintes physiques et aux impératifs géopolitiques. Les prophéties annonçant la fin de l'espace et de la géographie ont été démenties par le fait que le numérique a surtout introduit du virtuel dans le réel sans finalement remettre en cause les hiérarchies et les pratiques existantes. Le réel contemporain n’est alors qu’un hybride de matériel et de virtuel.
Auteur(s) : Teva Meyer, maître de conférences en géographie et géopolitique - Université de Haute-Alsace
Les photographies de cette image à la une montrent les paysages du département de Fukushima, entre recomposition par la transition énergétique et omniprésence des signes de la catastrophe et de ses suites. Résidents déplacés, travailleurs payés par l'entreprise énergétique à cause de laquelle ils ont perdu leur emploi, territoires interdits à la résidence et matériaux radioactifs entassés témoignent d'une situation qui ne pourra pas redevenir complètement normale.
http://geoconfluences.ens-lyon.fr/images/image-a-la-une/img-meyer/carte-fuku.png
Les photographies de cette image à la une montrent les paysages du département de Fukushima, entre recomposition par la transition énergétique et omniprésence des signes de la catastrophe et de ses suites. Résidents déplacés, travailleurs payés par l'entreprise énergétique à cause de laquelle ils ont perdu leur emploi, territoires interdits à la résidence et matériaux radioactifs entassés témoignent d'une situation qui ne pourra pas redevenir complètement normale.
http://geoconfluences.ens-lyon.fr/images/image-a-la-une/img-meyer/carte-fuku.png
Un exercice de cartographie sensible proposé à des étudiants de master destinés à s'orienter vers le monde associatif donne un regard sur leurs représentations du monde. Environnement menacé, mobilités généralisées, et questionnements autour de la mondialisation émergent de ces cartes mentales, témoignant des inquiétudes d'une génération.
Deux sujets hautement sensibles seront abordés lors de cette grande réunion, lundi : la demande d’une enquête indépendante sur le Covid-19 et la place à accorder à Taïwan.
FIGAROVOX/TRIBUNE - Plusieurs décisions importantes auraient pu être prises grâce à une meilleure connaissance de la géographie et des échanges, de l’échelle locale à l’échelle planétaire, estime le géographe Laurent Chalard.
EntretienL’historienne Françoise Hildesheimer retrace l’histoire des épidémies - peste bubonique, choléra, fièvre typhoïde, grippe espagnole - et leurs conséquences dans notre conception de la santé et de la science.
La crise sanitaire démontre la nécessité d’une reconnaissance juridique du droit à l’eau potable et à l’hygiène pour tous sur le territoire, tant métropolitain qu’ultra-marin, estime un collectif d'associations.
La proposition de loi contre la haine en ligne termine son périple parlementaire après un an de débat. Déposé en mars 2019 à l’Assemblée nationale, sous procédure accélérée, le texte défendu par la députée Laëtitia Avia vient bouleverser le régime de responsabilité, jusqu’à menacer la liberté d’expression. Pourquoi cette proposition pose-t-elle problème en l’état et inquiète ?
Analyse de Marc REES, rédacteur en chef de Next INpact
Analyse de Marc REES, rédacteur en chef de Next INpact
Alors que nous traversons la plus grave crise sanitaire de l'histoire moderne, il nous appartient collectivement de veiller à ne pas porter une atteinte irréversible à nos libertés fondamentales et individuelles.
Analyse de Guillaume DESGENS-PASANAU, magistrat, professeur associé au Cnam, ancien directeur juridique de la CNIL
Publié le 21 avril 2020 – Mis à jour le 27 avril 2020
Analyse de Guillaume DESGENS-PASANAU, magistrat, professeur associé au Cnam, ancien directeur juridique de la CNIL
Publié le 21 avril 2020 – Mis à jour le 27 avril 2020
Les relations entre les parents et l’école n’ont pas cessé d’être un questionnement pour tous les acteurs éducatifs. Historiquement, l’école et la famille sont deux espaces aux frontières marquées entre instruction et éducation. Au fil des années, on est passé d’une école « sanctuaire du savoir » à une école « ouverte » sur la société. C’est ainsi que les familles viennent en aide aux enseignants de maternelle, coopèrent sur certaines activités au primaire et s’impliquent dans des rôles consultatifs au secondaire. Mais l’étroite imbrication de l’école dans la société a également modifié les attentes des différents partenaires face à un objectif commun : la réussite du développement de l’enfant et de l’élève. L’enfant qui entre à l’école passe « d’une société » (la famille) à une « autre société » (l’école) (voir Kherroubi, 2008 ; Baby, 2010). Cette intégration est d’autant plus difficile que sont différentes ces deux sociétés. Ces premières lignes témoignent de la confusion des termes « parent(s) » et « famille » (d’après Glasman) qui ne recouvrent pas les mêmes réalités du point de vue de la scolarité ou de l’éducation et dont l’usage a évolué au fil des temps. « Le lien “école-parent” constitue [...] un fait social majeur puisqu’il touche [en France] la vie quotidienne de 17 millions de parents d’élèves, 12 millions d’élèves et 800 000 enseignants et personnels de direction, d’inspection et d’éducation » (Fotinos, 2014b).
Une enquête nationale révèle les dimensions pédagogiques de ces inégalités, à travers la disposition parfois implicite des parents à transmettre le savoir scolaire.
La crise du coronavirus met en évidence la dépendance du pays aux importations… sauf pour ceux qui, comme l’association Béo-neere, ont fait le pari du bio et du circuit court.
QCMCam, la web'app pour sonder avec une webcam ou un smartphone. Copyright 2019 Sébastien COGEZ licence Apache 2.0.
Equivalent libre de Plickers.
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La pandémie de Covid-19 qui a touché l'humanité en 2019-2020 a soulevé des interrogations chez chacun de nous, y compris parmi les géographes. Plusieurs d'entre eux ont accepté de prendre la plume dans un délai très bref pour livrer à Géoconfluences leur regard sur la crise.
Si le virus du Covid-19 s’est propagé aussi rapidement, c’est aussi parce que l’urbanisation est désormais planétaire et qu’aujourd’hui les grandes villes sont connectées les unes aux autres, insérées dans des flux internationaux de biens et de personnes.
Toutes les données récoltées par le biais d’internet et des objets connectés sont-elles utilisées de manière bienveillante ?
Comprendre le phénomène du Big Data et ses possibles répercussions sur notre vie.
Comprendre le phénomène du Big Data et ses possibles répercussions sur notre vie.
Fiche du film de Ludovic Gaillard, Sylvain Louvet
Sous couvert de lutte contre le terrorisme ou la criminalité, les grandes puissances se sont lancées dans une dangereuse course aux technologies de surveillance. Caméras à reconnaissance faciale, détecteurs à émotions, système de notation des citoyens,drones tueurs autonomes… De la Chine aux États-Unis, d’Israël à la France, l’enquête nous entraine dans les rouages de cette machine de surveillance mondiale et donne la parole aux premières victimes de ce flicage hors norme. Une obsession sécuritaire qui dans certains pays, est en train de donner naissance à une nouvelle forme de régime : le totalitarisme numérique. Le cauchemar d’Orwell.
Sous couvert de lutte contre le terrorisme ou la criminalité, les grandes puissances se sont lancées dans une dangereuse course aux technologies de surveillance. Caméras à reconnaissance faciale, détecteurs à émotions, système de notation des citoyens,drones tueurs autonomes… De la Chine aux États-Unis, d’Israël à la France, l’enquête nous entraine dans les rouages de cette machine de surveillance mondiale et donne la parole aux premières victimes de ce flicage hors norme. Une obsession sécuritaire qui dans certains pays, est en train de donner naissance à une nouvelle forme de régime : le totalitarisme numérique. Le cauchemar d’Orwell.
Avec “Tous surveillés : sept milliards de suspects”, sa glaçante enquête diffusée sur Arte ce mardi 21 avril, le réalisateur Sylvain Louvet nous met en garde contre le développement de technologies de plus en plus intrusives. Des outils qui mettent en danger nos libertés. Et la pandémie actuelle n’arrange rien. Entretien.
Du début du XVIIIe siècle à nos jours, Stan Neumann déroule sur plus de trois siècles l’histoire du monde ouvrier européen, rappelant en une synthèse éblouissante ce que nos sociétés doivent aux luttes des "damnés de la terre".
Dès le début du XVIIIe siècle, en Grande-Bretagne, une nouvelle économie "industrielle et commerciale", portée par le textile, chasse des campagnes les petits paysans et les tisserands indépendants. Pour survivre, ils doivent désormais travailler contre salaire dans des fabriques (factories) qui rassemblent plusieurs milliers d'ouvriers, sur des métiers appartenant à des marchands devenus industriels. C’est la naissance de la classe ouvrière anglaise. Le travail en usine, le Factory System, où seul compte le profit, impose aux déracinés une discipline et une conception du temps radicalement nouvelles. Avec la révolution industrielle de la fin du XVIIIe siècle, ils subissent un dressage plus violent encore, sous la loi de machines qui réduisent l’ouvrier à un simple rouage.
Surexploitée et inorganisée, cette classe ouvrière primitive, qui oppose à la main de fer de l’industrie naissante des révoltes spontanées et sporadiques, va mettre plusieurs générations à inventer ses propres formes de lutte, dans une alliance parfois malaisée avec les républicains anglais, inspirés par la Révolution française de 1789. Ses revendications sont sociales et politiques : réglementation du travail des enfants, salaires, durée du temps de travail, liberté syndicale, droit de grève, suffrage universel... Dans les années 1820, après des décennies de combats perdus, une classe ouvrière anglaise puissante et combative semble en mesure de faire la révolution.
Le temps des ouvriers
Episode 1 : le temps de l'usine
Série documentaire de Stan Neumann (France, 2020, 57mn)
#ARTE #Ouvrier #Histoire
Dès le début du XVIIIe siècle, en Grande-Bretagne, une nouvelle économie "industrielle et commerciale", portée par le textile, chasse des campagnes les petits paysans et les tisserands indépendants. Pour survivre, ils doivent désormais travailler contre salaire dans des fabriques (factories) qui rassemblent plusieurs milliers d'ouvriers, sur des métiers appartenant à des marchands devenus industriels. C’est la naissance de la classe ouvrière anglaise. Le travail en usine, le Factory System, où seul compte le profit, impose aux déracinés une discipline et une conception du temps radicalement nouvelles. Avec la révolution industrielle de la fin du XVIIIe siècle, ils subissent un dressage plus violent encore, sous la loi de machines qui réduisent l’ouvrier à un simple rouage.
Surexploitée et inorganisée, cette classe ouvrière primitive, qui oppose à la main de fer de l’industrie naissante des révoltes spontanées et sporadiques, va mettre plusieurs générations à inventer ses propres formes de lutte, dans une alliance parfois malaisée avec les républicains anglais, inspirés par la Révolution française de 1789. Ses revendications sont sociales et politiques : réglementation du travail des enfants, salaires, durée du temps de travail, liberté syndicale, droit de grève, suffrage universel... Dans les années 1820, après des décennies de combats perdus, une classe ouvrière anglaise puissante et combative semble en mesure de faire la révolution.
Le temps des ouvriers
Episode 1 : le temps de l'usine
Série documentaire de Stan Neumann (France, 2020, 57mn)
#ARTE #Ouvrier #Histoire
« Le temps que nous vivons est perdu. L'admettre, c'est laisser la possibilité qu'il y ait un temps retrouvé. » Répondant en ces termes proustiens aux hantises du temps empoisonné qui est le nôtre, le cinéaste Christophe Honoré a approché au plus juste, au plus vrai, ce qui nous oblige aujourd'hui. Faut-il se laisser contraindre par d'anciennes exigences quand tout autour de nous s'abîme et chancelle? Et si l'on s'émancipe de quelques vieilles routines, n'est-ce pas pour se donner d'autres obligations, plus impérieuses et plus utiles, parce que mieux adaptées à la situation? Telle fut l'initiative de professeurs d' histoire des académies de Créteil, Poitiers et Grenoble qui, autour de Sebastian Jung et de ses collègues, viennent d'élaborer un projet en rupture avec les habitudes d'enseignement de leur discipline.
une carte, comme un graphique, n'est jamais neutre. Il convient toujours d'interroger ce qu'elle représente vraiment et comment. Tribune de Juliette Morel, enseignante-chercheuse en cartographie. Le système de classement des départements utilisé par le gouvernement pour préparer le déconfinement n'a que l'apparence d'une démarche scientifique.
Instance Jitsi sur serveur perso
Plan large sur l'histoire du space opera, sous-genre de la science-fiction, qui donne à entendre le vide intersidéral et mystérieux de l'espace et des contrées intergalactiques. Pour tenter de résoudre cette énigme, Plan Large reçoit Michel Chion, penseur essentiel de la musique et du son au cinéma.
L’historien Patrick Weil dresse un parallèle, dans une tribune au « Monde », entre la France de la première guerre mondiale et celle de la pandémie, montrant ce que la Grande Guerre a à nous apprendre aujourd’hui.
L'absence de #DialogueSocial est devenue problématique. Les enseignants sont sursyndiqués (25 % contre 11 % en moyenne), mais leurs organisations ne peuvent plus collaborer à la gestion du système éducatif. Elles jouent donc le rôle d'un contrepouvoir...
À partir de la Libération, la Fédération de l’Éducation nationale (FEN) participe au processus décisionnel du système éducatif. Les enseignants sont la fois particulièrement revendicatifs et particulièrement loyaux envers leur employeur. L’homologie des structures administratives et syndicales conforte une connivence idéologique. La FEN se considère comme la garante de la mission laïque et éducative de l’État et défend en son sein l’État enseignant contre ses concurrents. Les deux partenaires tirent avantage de leur collaboration : l’administration s’assure d’une pacification des relations sociales et d’une humanisation de son système bureaucratique, les syndicats se légitiment en obtenant des résultats concrets et en exerçant un pouvoir sur les carrières. Le Ministère exerce une position dominante, mais la FEN sait rester un contrepouvoir. L’avènement de la Ve république renforce l’administration, mais ne met pas fin à ce néo-corporatisme.
À partir de la Libération, la Fédération de l’Éducation nationale (FEN) participe au processus décisionnel du système éducatif. Les enseignants sont la fois particulièrement revendicatifs et particulièrement loyaux envers leur employeur. L’homologie des structures administratives et syndicales conforte une connivence idéologique. La FEN se considère comme la garante de la mission laïque et éducative de l’État et défend en son sein l’État enseignant contre ses concurrents. Les deux partenaires tirent avantage de leur collaboration : l’administration s’assure d’une pacification des relations sociales et d’une humanisation de son système bureaucratique, les syndicats se légitiment en obtenant des résultats concrets et en exerçant un pouvoir sur les carrières. Le Ministère exerce une position dominante, mais la FEN sait rester un contrepouvoir. L’avènement de la Ve république renforce l’administration, mais ne met pas fin à ce néo-corporatisme.
La RATP va tester des caméras « intelligentes » pour mesurer le taux de port du masque dans la station Châtelet
A titre « expérimental », la station-clé du centre de Paris sera équipée pendant trois mois de caméras pour mesurer l’adoption du masque dans le métro parisien.
A titre « expérimental », la station-clé du centre de Paris sera équipée pendant trois mois de caméras pour mesurer l’adoption du masque dans le métro parisien.
Selon l’Institut brésilien de recherches spatiales, 1 202 km carrés de forêt ont disparu entre janvier et avril 2020. Une tendance inquiétante alors que la saison sèche n’a pas commencé.
Ceux qui décident de se déconnecter, que ce soit pour 48h ou pour un an, évoquent tous les mêmes raisons : une saturation face à la surcharge informationnelle, la “peur du burn-out”, de “se retrouver”… Ce sont de nouveaux anticonformistes qui redoutent la peur de manquer quelque chose...
Le nombre d'enfants sous le seuil de pauvreté progresse en France depuis quinze ans et s'accentue encore plus pour les familles monoparentales.
En 2015, le niveau de vie annuel moyen des individus s’établit à 23 440 euros en France métropolitaine. La moitié des individus a un niveau de vie inférieur à 20 300 euros (soit 1 692 euros par mois). Pour une famille composée d’un couple avec deux enfants de moins de quatorze ans, cela correspond à un revenu disponible de 42 630 euros par an (soit 3 553 euros par mois). Les revenus sont inégalement répartis : les 20 % des individus aux niveaux de vie les plus modestes détiennent 8,8 % de la masse des niveaux de vie, contre 38,3 % pour les 20 % des individus les plus aisés.
Lectures quotidiennes d’Histoire mondiale de la France*, ouvrage collectif dirigé par Patrick Boucheron, chercheur associé au TNB
ENQUÊTE - La possibilité que le Covid-19 soit sorti d’un laboratoire de Wuhan relance le débat sur les ventes de technologies duales au régime communiste.
Pour le philosophe Abdennour Bidar, en voulant sauver la vie, nous l’avons dans le même temps coupée de tous les liens qui la nourrissent, vidée de toutes les significations qui la font grandir.
Confiné dans son appartement parisien, le cinéaste, écrivain et metteur en scène Christophe Honoré s’interroge sur ce que nous sommes en train de vivre avec le Covid-19.
Conçu pour documenter et créer des récits à partir d'activités pratiques, do•doc (prononcer doudoc) est un outil composite, libre et modulaire, qui permet de capturer des médias (photos, vidéos, sons et stop-motion), de les éditer, de les mettre en page et de les publier. Son aspect composite permet de le reconfigurer de manière à ce qu'il soit le plus adapté possible à la situation dans laquelle il est déployé.
Figure incontournable de la pensée française contemporaine, André Comte-Sponville a rendu la philosophie populaire. Auteur d’une vingtaine d’ouvrages, il a notamment publié le fameux "Petit traité des grandes vertus", qui s’est vendu à des milliers d’exemplaires. Entretien.
Pour comprendre les errements actuels de l'exécutif face à la crise sanitaire à laquelle il se trouve confronté, il faut revenir à ce qui constituait une promesse structurellement impossible à tenir, formulée lors de la campagne présidentielle de 2017, celle du « en même temps ».
FORMES URBAINES
L'accélération du temps est l'un des traits les plus manifeste de la modernité. Pourtant le temps objectif, celui mesuré par les horloges, n'a pas changé, mais c'est notre rapport au temps, le "temps vécu", qui s'est modifié depuis deux siècles et plus encore au cours des dernières décennies.
Frédéric Lenoir
Sociologue, écrivain et conférencier français, docteur de l'École des hautes études en sciences sociales. Auteur d'une cinquantaine d'ouvrages, il écrit aussi pour le théâtre et la télévision.
L'accélération du temps est l'un des traits les plus manifeste de la modernité. Pourtant le temps objectif, celui mesuré par les horloges, n'a pas changé, mais c'est notre rapport au temps, le "temps vécu", qui s'est modifié depuis deux siècles et plus encore au cours des dernières décennies.
Frédéric Lenoir
Sociologue, écrivain et conférencier français, docteur de l'École des hautes études en sciences sociales. Auteur d'une cinquantaine d'ouvrages, il écrit aussi pour le théâtre et la télévision.
Hikikomori, désigne un phénomène de société que l’on retrouve chez certains adolescents et jeunes adultes vivant coupés du monde, enfermés le plus souvent dans leur chambre. Un enfermement volontaire qui peut durer plusieurs mois voire même plusieurs années…
Collection de musées virtuels à visiter (projet Google Art)
L’activité humaine serait-elle devenue une force tellurique si puissante qu’elle altère irréversiblement l’environnement ? Cette hypothèse porte un nom : l’anthropocène. Les chercheurs débattent sur le début de cette nouvelle ère. L’enjeu est à la fois scientifique et politique.
Niveaux scolaires : Collège, Lycée, Université, Formation professionnelle
Type : Applications mobiles, Newsletter, Plateforme internet
Description :
(Re)Prendre en main son identité numérique et ses données personnelles.
L’utilisation des données collectées par des tiers au travers d’une multiplicité d’activités numériques relève de mécanismes complexes peu connus du grand public. Mes Datas et Moi contribue à l’amélioration de l’état des connaissances sur les risques numériques et à la nécessaire protection des données personnelles.
Type : Applications mobiles, Newsletter, Plateforme internet
Description :
(Re)Prendre en main son identité numérique et ses données personnelles.
L’utilisation des données collectées par des tiers au travers d’une multiplicité d’activités numériques relève de mécanismes complexes peu connus du grand public. Mes Datas et Moi contribue à l’amélioration de l’état des connaissances sur les risques numériques et à la nécessaire protection des données personnelles.
Coronavirus, une conversation mondiale | Pour la sociologue franco-israélienne spécialiste des émotions, le confinement nous rappelle à quel point nous avons besoin du monde, y compris pour nous cacher de nous-mêmes et des autres.
La cartographie n’est pas seulement une représentation des territoires, elle est une vision du monde, une pensée construite. Elle est aussi un appât à imaginaire extrêmement puissant. La philosophe Aline Wiame nous propose de repenser une nouvelle manière de faire carte en explorant les récits qui l’accompagnent.
Par Catherine Thèves. Article rédigé dans le cadre de l’atelier d’écriture du Master Culture et communication, parcours Médiations scientifiques, techniques et patrimoniales de l’Université Toulouse – Jean Jaurès, avec la contribution de Caitlin Gartside et Martin Lapouille.
Par Catherine Thèves. Article rédigé dans le cadre de l’atelier d’écriture du Master Culture et communication, parcours Médiations scientifiques, techniques et patrimoniales de l’Université Toulouse – Jean Jaurès, avec la contribution de Caitlin Gartside et Martin Lapouille.
Sites lourds, sites lents, pages web obèses qui exigent pour être consultées dans un délai raisonnable une carte graphique performante, un processeur rapide et autant que possible une connexion par fibre optique… tel est le quotidien de l’internaute ordinaire.
Nul besoin de remonter aux débuts du Web pour comparer : c’est d’une année sur l’autre que la taille moyenne des pages web s’accroît désormais de façon significative.
Nul besoin de remonter aux débuts du Web pour comparer : c’est d’une année sur l’autre que la taille moyenne des pages web s’accroît désormais de façon significative.
Mounting Synology drives on Linux
I took the disks from the Synology box and plugged them into a host with simple Linux distrib (in my case, Ubuntu, but that shouldn’t matter).
Just type:
mount /dev/vg1000/lv /mnt
That’s it. You have the file system from your Synology box on your Linux machine. It may come handy in case your box crashed and you are waiting for a new one. In the meantime, you have access to your data.
In case you want to reuse the disks and dispose of them (WARNING: the following will destroy your data on those disks), here is how to do it.
vgremove vg1000
Now check the md volumes that are available and that you didn’t create yourself (just use ls /dev/md12*). Then stop those volumes (replace md12? with the volumes you want to stop if you have additional ones on your system that you obviously don’t want to stop – they won’t stop if they are mounted anyway):
mdadm -S /dev/md12?
Empty the beginning of the related disks, for each disk replace the … by your disk letter:
dd if=/dev/zero of=/dev/sd… bs=1M count=1024
And now you can play around with partitioning etc without being bothered again by vg1000 or mdadm.
I took the disks from the Synology box and plugged them into a host with simple Linux distrib (in my case, Ubuntu, but that shouldn’t matter).
Just type:
mount /dev/vg1000/lv /mnt
That’s it. You have the file system from your Synology box on your Linux machine. It may come handy in case your box crashed and you are waiting for a new one. In the meantime, you have access to your data.
In case you want to reuse the disks and dispose of them (WARNING: the following will destroy your data on those disks), here is how to do it.
vgremove vg1000
Now check the md volumes that are available and that you didn’t create yourself (just use ls /dev/md12*). Then stop those volumes (replace md12? with the volumes you want to stop if you have additional ones on your system that you obviously don’t want to stop – they won’t stop if they are mounted anyway):
mdadm -S /dev/md12?
Empty the beginning of the related disks, for each disk replace the … by your disk letter:
dd if=/dev/zero of=/dev/sd… bs=1M count=1024
And now you can play around with partitioning etc without being bothered again by vg1000 or mdadm.
Utilisant des appareils photographiques argentiques chinois de premier prix (Holga 120), Michael Ackerman, compose des images en noir et blanc à la définition grossière. Une esthétique rugueuse qui vient servir une quête tendue sur des sujets aussi universels que la vie et la mort.
Extension pour Firefox, Chrome, Edge (chromium) et Opera qui donne une indication sur les principaux propriétaires des sites d'information en ligne.
La présence de moules de Patagonie dans les eaux de l’Antarctique témoigne de la pression humaine sur un milieu qui abrite le plus fort taux d'endémisme de la planète. En cause : le réchauffement climatique et l'augmentation débridée du tourisme polaire.