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Géographie
Notions en débat. État failli, État de facto, quasi-État
Publié le 09/11/2022
Auteur(s) : Thomas Merle, agrégé et docteur en géographie, attaché temporaire d'enseignement et de recherche - Université d'Évry (Paris-Saclay)
Un vocabulaire abondant est utilisé pour désigner toutes les entités qui ne réunissent pas toutes les caractéristiques d'un État. Cet article dégage trois notions et en explique le contenu : l'État failli, l'État de facto et le quasi-État. En étudiant ces territoires, ce sont aussi les contours d'une définition de l'État dans la géopolitique contemporaine qui sont précisés.
SOMMAIRE
1. L’État failli, un État reconnu mais qui peine à contrôler son territoire
2. L’État de facto, un État qui contrôle son territoire mais pas ou peu reconnu
3. Le quasi-État, un territoire qui ne se déclare pas indépendant mais dont les prérogatives, reconnues, s’approchent de celle de l’État
Publié le 09/11/2022
Auteur(s) : Thomas Merle, agrégé et docteur en géographie, attaché temporaire d'enseignement et de recherche - Université d'Évry (Paris-Saclay)
Un vocabulaire abondant est utilisé pour désigner toutes les entités qui ne réunissent pas toutes les caractéristiques d'un État. Cet article dégage trois notions et en explique le contenu : l'État failli, l'État de facto et le quasi-État. En étudiant ces territoires, ce sont aussi les contours d'une définition de l'État dans la géopolitique contemporaine qui sont précisés.
SOMMAIRE
1. L’État failli, un État reconnu mais qui peine à contrôler son territoire
2. L’État de facto, un État qui contrôle son territoire mais pas ou peu reconnu
3. Le quasi-État, un territoire qui ne se déclare pas indépendant mais dont les prérogatives, reconnues, s’approchent de celle de l’État
Le concept de troisième pôle : cartes et représentations polaires de la Chine - Publié le 20/10/2022
Auteur(s) : Olga V. Alexeeva, sinologue, professeure d'histoire de la Chine - Université du Québec à Montréal (UQÀM)
Frédéric Lasserre, professeur de géographie, directeur du Conseil québécois d’Études géopolitiques (CQEG) - Université Laval, Québec
Des cartes publiées en Chine, centrées sur l'Himalaya et plaçant la Chine à mi-chemin entre Arctique et Antarctique, ont fait couler de l'encre en Europe et aux États-Unis. Si ces choix cartographiques n'ont rien de très nouveau, les intentions qui les sous-tendent révèlent un aspect de la politique chinoise de soft power : faire le l'Himalaya un « troisième pôle » est une façon de s'affirmer comme une puissance polaire.
SOMMAIRE
1. Des représentations cartographiques originales ?
2. Les projections cartographiques sont toujours des images déformées
3. Le discours derrière la carte : la Chine, pays du troisième pôle
4. La récupération politique de la notion de troisième pôle
Auteur(s) : Olga V. Alexeeva, sinologue, professeure d'histoire de la Chine - Université du Québec à Montréal (UQÀM)
Frédéric Lasserre, professeur de géographie, directeur du Conseil québécois d’Études géopolitiques (CQEG) - Université Laval, Québec
Des cartes publiées en Chine, centrées sur l'Himalaya et plaçant la Chine à mi-chemin entre Arctique et Antarctique, ont fait couler de l'encre en Europe et aux États-Unis. Si ces choix cartographiques n'ont rien de très nouveau, les intentions qui les sous-tendent révèlent un aspect de la politique chinoise de soft power : faire le l'Himalaya un « troisième pôle » est une façon de s'affirmer comme une puissance polaire.
SOMMAIRE
1. Des représentations cartographiques originales ?
2. Les projections cartographiques sont toujours des images déformées
3. Le discours derrière la carte : la Chine, pays du troisième pôle
4. La récupération politique de la notion de troisième pôle
Ville de 11 millions d'habitants, Wuhan est longtemps restée à l'écart des grandes politiques nationales tournées vers les provinces littorales puis celles de l'Ouest. Encouragées par les politiques nationales de développement des villes proches du corridor du fleuve Yangzi, les autorités municipales ont récemment enclenché un processus volontariste de métropolisation. Bien que cette « métropolisation en projets » stimule le développement local, elle fragmente néanmoins le territoire wuhanais et renforce les inégalités socio-spatiales.
Auteur(s) : Georgina André, docteure en géographie, doctorante en design urbain - université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, université de Wuhan
Auteur(s) : Georgina André, docteure en géographie, doctorante en design urbain - université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, université de Wuhan
La lecture tripartite du territoire national chinois, entre littoral, intérieur et Ouest, datant des années 1990, est-elle toujours opératoire ? Une nouvelle géographie du territoire chinois est à construire, intégrant les pôles de croissance aussi bien intérieurs que littoraux, les corridors de développement et les échelles du développement du local aux national et supranational.
Auteur(s) : Thierry Sanjuan, professeur de géographie - Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, UMR 8586 Prodig – Paris 1
Auteur(s) : Thierry Sanjuan, professeur de géographie - Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, UMR 8586 Prodig – Paris 1
Cet article peut servir à préparer une étude de cas, par exemple dans le programme de terminale STMG, sur le sujet d’étude « une ville mondiale ». Il montre bien, au-delà de la dimension fonctionnelle d’une ville mondiale, les conséquences urbaines du processus de métropolisation. Le desserrement par le polycentrisme peut donc être vu comme la capacité pour une ville mondiale à prendre en compte sa croissance démographique par une planification spatiale devenue indispensable et plutôt bien maîtrisée (hétérogénéité des pôles multifonctionnels, intégration par les voies de communications) aux dépens toutefois des espaces agricoles périphériques, ce que la carte 7 (Métropolisation et villes nouvelles à Shanghai) et la photo 4 (Le front d’urbanisation de la ville nouvelle de Songjiang) illustrent particulièrement bien.
Auteur(s) : Carine Henriot, maître de conférences en aménagement de l'espace et urbanisme à l’Université de technologie de Compiègne - Université de technologie de Compiègne
Auteur(s) : Carine Henriot, maître de conférences en aménagement de l'espace et urbanisme à l’Université de technologie de Compiègne - Université de technologie de Compiègne
La thématique de l’exode urbain s’est imposée dans les médias comme l’une des conséquences de la pandémie de Covid-19. Aurélie Delage et Max Rousseau perçoivent plutôt une « relocalisation du capital » entretenue par les discours médiatiques.
Une exposition virtuelle dirigée par l’historienne Daniela Vaj présente depuis le 30 juin la découverte stéréoscopique de photographies alpines du début du XXe siècle.
Les Alpes en 3D
Voyage virtuel à travers la Suisse et le massif du Mont Blanc en 1900...
Voyage virtuel à travers la Suisse et le massif du Mont Blanc en 1900...
48 ans après le début de sa thèse sur le Rondônia, un terrain qu'il n'a jamais cessé de fréquenter depuis, l'auteur revient sur les fronts de colonisation agraire de cet État brésilien à partir d'images satellites. En peu d'autres espaces sur Terre, la modification des milieux par les activités humaines a été aussi rapide et aussi visible, même depuis l'espace, que dans le Rondônia au cours des cinq dernières décennies.
En Ethiopie, la maîtrise de la croissance démographique passe par l’éducation
Grâce à une politique élaborée de planning familial entamée dès les années 1990, l’Ethiopie connaît une baisse constante de son taux de fécondité. Mais malgré cette évolution, le pays devrait voir sa population atteindre 213 millions d’habitants en 2050.
Grâce à une politique élaborée de planning familial entamée dès les années 1990, l’Ethiopie connaît une baisse constante de son taux de fécondité. Mais malgré cette évolution, le pays devrait voir sa population atteindre 213 millions d’habitants en 2050.
Le paysage est l'étendue d'un pays s'offrant à l'observateur. Derrière cette définition qui peut paraître simpliste se cache une notion qui a donné lieu à une abondante bibliographie et à de multiples approches. En France, les géographes ont d'abord étudié le paysage de façon segmentée (paysages urbains, ruraux, industriels, etc.). Trois écoles en ont renouvelé l'approche dans un sens systémique et historique : celle de Toulouse représentée par Georges Bertrand ; celle de Paris illustrée par les publications de Jean-Robert Pitte ; celle de Besançon autour de Jean-Claude Wieber. Une synthèse de ces différents courants et leur mise en perspective internationale (recherches anglophones, allemandes, russes) a été réalisée par Gabriel Rougerie et Nicolas Beroutchachvili (1991).
Voyage en Argentine, le pays des occasions manquées. Le Dessous des cartes nous explique pourquoi ce pays aux multiples ressources n’a pas connu la croissance que l’on pouvait lui prédire dans les années 1920. Surinvestissements agricoles, modèle politique singulier (le "péronisme"), inégalités et corruptions, manque de vision stratégique et d’ambition géopolitique : et si l’Argentine était le pays des occasions manquées ?
Des crises qui nourrissent des tensions sociales, exacerbées par la pandémie de Covid. Conséquence : l’ascension fulgurante du très radical Javier Milei, nouveau venu dans la politique argentine, qui se revendique de l’ancien président américain Donald Trump, du brésilien Jair Bolsonaro et du parti d’extrême-droite espagnol Vox. Il se dit anti-impôts, anti-État, pro-armes et climato-sceptique. Il résume son ambition pour l’Argentine en ses termes : « Dynamiter le système de l’intérieur ».
Des crises qui nourrissent des tensions sociales, exacerbées par la pandémie de Covid. Conséquence : l’ascension fulgurante du très radical Javier Milei, nouveau venu dans la politique argentine, qui se revendique de l’ancien président américain Donald Trump, du brésilien Jair Bolsonaro et du parti d’extrême-droite espagnol Vox. Il se dit anti-impôts, anti-État, pro-armes et climato-sceptique. Il résume son ambition pour l’Argentine en ses termes : « Dynamiter le système de l’intérieur ».
Les pays les plus pauvres sont aussi ceux qui sont les plus touchés par les risques naturels : incendies, sécheresse, inondations... Ces derniers se sont multipliés et intensifiés ces dernières années en raison du dérèglement climatique. Comment faire face à ces enjeux climatiques majeurs ?
Dans les terminaux du Havre, comme sur la côte ouest des Etats-Unis, des dizaines de porte-conteneurs ne sont plus déchargés. Pourtant depuis la fin du millénaire précèdent, le conteneur avait imposé sa logique : flux tendu, zéro stock, tout juste à temps.
La crise sanitaire mondiale due à l’épidémie de coronavirus a des conséquences insoupçonnées. Parmi elles, l’augmentation du nombre de cartons d’emballage liée à l’essor des services de livraison et d’achat sur Internet à la suite de la fermeture des restaurants ou des commerces dits non essentiels. Si la France, principal acteur européen du carton, a ainsi vu son activité augmenter, elle doit gérer l’épineuse question du recyclage.
En 2018, la métropole du Cap, en Afrique du Sud, a échappé de peu à la catastrophe. Trois ans de sécheresse avaient vidé les barrages qui alimentent la ville en eau. Pour y faire face, les habitants ont dû drastiquement revoir leur quotidien et réévaluer leur consommation, à la goutte près.
Les restrictions, graduellement durcies pour limiter la consommation d’eau à 50 litres par jour par personne, ont obligé les Capétoniens à redéfinir radicalement leur rapport à l’eau et la municipalité à se préparer aux futures sécheresses que les experts annoncent plus fréquentes et plus longues.
En 2020, la ville a revu sa gestion de l’eau avec pour objectif de produire 300 millions de litres d’eau supplémentaires en 2030 et 250 millions en 2040. Des volumes qui s’ajouteront aux 900 millions de litres déjà fournis. Elle entend le faire en diversifiant ses sources d’approvisionnement : dessalement d’eau de mer ; captation d’eaux souterraines ; recyclage direct des eaux usées. Le Monde Afrique est allé à la rencontre des acteurs de cette stratégie pour voir les premiers projets sortis de terre.
Les restrictions, graduellement durcies pour limiter la consommation d’eau à 50 litres par jour par personne, ont obligé les Capétoniens à redéfinir radicalement leur rapport à l’eau et la municipalité à se préparer aux futures sécheresses que les experts annoncent plus fréquentes et plus longues.
En 2020, la ville a revu sa gestion de l’eau avec pour objectif de produire 300 millions de litres d’eau supplémentaires en 2030 et 250 millions en 2040. Des volumes qui s’ajouteront aux 900 millions de litres déjà fournis. Elle entend le faire en diversifiant ses sources d’approvisionnement : dessalement d’eau de mer ; captation d’eaux souterraines ; recyclage direct des eaux usées. Le Monde Afrique est allé à la rencontre des acteurs de cette stratégie pour voir les premiers projets sortis de terre.
Grandeur, décadence et possible renouveau du réseau ferroviaire secondaire français — Géoconfluences
La France est une exception européenne avec près de 30 000 km de voies ferrées en service. Certes, le réseau a été divisé de moitié depuis les années 1930, principalement au détriment des petites lignes, en raison du transfert des investissements vers la route et la grande vitesse. Malgré tout, le réseau secondaire a relativement bien résisté. Si de nombreuses lignes sont âgées et dégradées, de nouveaux usages peuvent apparaître, en particulier sous l'impulsion des régions dont beaucoup ont misé sur cette compétence propre.
Comment ne pas y voir un symbole ? Il y a exactement vingt ans, le 11 décembre 2001, la Chine devenait le 143e membre de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Loin de commémorer cet anniversaire, le président des Etats-Unis, Joe Biden, organise les 9 et 10 décembre un sommet des démocraties largement perçu comme « antichinois ».
La croissance démographique du continent s’accompagne d’une urbanisation galopante. Le défi : bâtir à taille humaine en associant tradition, économie et durabilité.